La journée à Thiers classes CM1, CM1CM2, CM2

Mardi 7 juin, les trois classes de CM se sont rendues à Thiers. Elles ont visité 3 sites : le Centre d’art Contemporain, le musée de la coutellerie et la vallée des rouets. Voici le récit de la journée réalisé par les 3 classes.

Le centre d’art contemporain par les CM1CM2

Thiers est une ville du Puy de Dôme où, depuis le XIII siècle, on fabrique des couteaux.

Le creux de l’enfer, une ancienne usine de couteaux, de 2 étages, est devenu un musée d’art contemporain.

La guide nous a accueillis chaleureusement à l’exposition « Armand Jalut ».

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Le triptyque La poire après la rosée du matin !

En première partie, elle nous a montré un « triptyque » (tableau en 3 parties) qui a été peint avec de la peinture à l’huile. La première partie représentait des fleurs qui commençaient à fleurir, la deuxième des fleurs en train de gagner de la couleur, la troisième les fleurs fanées. On appelle ce tableau une  « nature morte ». Il y avait des poils de renard, des ananas et la cravate multicolore qui a donné le nom à l’exposition. La cravate est de la marque « Alain Patrick ». Armand Jalut l’a achetée à Barbès (quartier de Paris) et a décidé de l’introduire dans ses toiles. Il a découvert aussi qu’Alain Patrick était un trompettiste des années 1970.

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Nous découvrons le tryptique avec les explications de la guide Le chat est affamé !

Ensuite nous sommes montés au deuxième étage, des peintures de napperon nous attendaient. Des napperons ont été trempés dans de l’acrylique et ensuite posés sur du papier pour représenter des napperons parfaits faits à la peinture (et aussi d’autres formes imaginaires où chacun pourrait voir ce qu’il veut, hibou, montagne, visage …).

Voici un exemple des dessins à faire ici des "abricots" !! Voici l'emplacement du "Creux de l'enfer" !!

La guide nous a ensuite montré trois pochettes de disques avec des taches de peinture. C’étaient des disques d’Alain Patrick.

Voici les disques ... ... Et la banane !

Le tableau « croissant » a été peint au fusain (à première vue, le tableau ne représentait pas des croissants) ainsi que le tableau qui représente une peau de banane et la guide nous a fait écouter «  Laissez-moi manger ma banane ! » de Philippe Catherine qui avait un rapport avec le tableau.

La guide nous a ensuite emmenés sur la terrasse où on avait une très belle vue sur la ville de Thiers et sur le cours d’eau « La Durolle » et ses cascades.

Texte écrit par Quentin Deux et Rémi Oriot

La vallée des rouets par les CM1

Au fait qu’est-ce qu’un rouet ? Dans le pays thiernois on appelle un rouet un moulin à eau. Ce moulin servait à aiguiser les lames de couteaux. Il fonctionnait à la force hydraulique c’est-à-dire la force de la rivière (ici la Durolle) qui donne de la puissance à une grande roue. Il a fallu construire un barrage, un canal, des vannes etc…

Le dernier moulin en activité de la vallée des rouets La roue du moulin

Le système hydraulique est composé de :

Le pavé qui est un petit barrage en pierre qui amène l’eau à la goulotte.

La goulotte amène l’eau jusqu’à la roue.

La roue est le véritable moteur du rouet.

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L'arrivée de l'eau dans le bief du moulin Nous remplissons notre carnet de découverte

Les vannes sont des portes pour laisser passer l’eau ou bien la bloquer.

Dans un rouet on travaillait la lame du couteau seulement. Les émouleurs au rez-de-chaussée pour une lame tranchante et les polisseuses à l’étage pour une lame brillante. Ils travaillaient tous couchés pour avoir de la force. Des chiens sur leurs jambes leur tenaient chaud. Les émouleurs sur des meules en pierre (du grès) et les polisseuses sur des polissoirs en bois avec du cuir. Dans chaque rouet on pouvait entendre un chardonneret chanter à tue-tête pour rendre le travail très difficile un peu plus gai.

L'intérieur de l'atelier

L'atelier de la polisseuse

Voici le nom de quelques outils utilisés par ces femmes et ces hommes : la pique à meule, l’écouenne, la frotte à main, le déferroir, le violon, l’enclumette etc…, la crotte servait à graisser le cuir.

Les enfants apprenaient le métier d’émouleur dès l’âge de dix ans en faisant du polissage pour le devenir vraiment vers l’âge de seize ans.

Le travail journalier des émouleurs durait dix à douze heures, les femmes et les enfants un peu moins. Les émouleurs mouraient jeunes du fait de la rudesse de leur travail. Pendant leur pause les loisirs étaient variés : le jardinage, la pêche, les cartes, les dames, la gravure sur pierre.

Chaque rouet porte généralement le nom de son dernier propriétaire.

Les meules (de 1,60m de diamètre et d’un poids de 600kg) s’usaient très vite même si elles étaient arrosées sans arrêt et pouvaient même éclater, l’émouleur devait en prendre grand soin. Les émouleurs avaient toujours des meules de rechange près du rouet.

Le musée de la coutellerie par les CM2

Tout d’abord, une hôtesse nous a expliqué les différentes étapes de la fabrication des couteaux.

Etape 1 : Le premier à s’occuper de la fabrication du couteau est le forgeron Il fait chauffer une barre de métal, pour la ramollir, la température du four ne doit pas dépasser 1000°C sinon le métal devient liquide. Une fois chaud il sort le métal du four, il le pose sur une enclume et tape dessus avec son marteau pour aplatir le métal et donner forme à la lame.

Le forgeron

L'émouleur

Etape 2 : Le deuxième est l’émouleur. L’émouleur s’allonge sur une planche. Un chien va se coucher sur les jambes des émouleurs pour leur tenir chaud. Sous la planche se trouve la meule qui va servir à préparer la lame.

Etape 3 : La troisième à s’occuper de couteaux est la polisseuse. Quand l’émouleur donne la lame à la polisseuse il y a des rayures donc la polisseuse va polir la lame avec une roue de cuir. Puis elle va nettoyer la lame avec une autre roue.

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Le polisseur

Etape 4 : La polisseuse va passer la lame du couteau à un monteur comme son nom l’explique il va monter le manche avec la lame.

Etape 5 : Le monteur va passer le couteau au vendeur qui va être chargé de vendre le couteau.

Puis nous avons rencontré un forgeron dans une pièce sombre. Il était entrain de faire chauffer une barre en fer sous la braise dans un four. La guide nous a fait soupeser le marteau du forgeron. C’était très lourd. Chrystal, Matthieu, Marco-Sofian et Océane ont essayé de taper avec le marteau sur la barre en fer froide. Quand les flammes sortaient des braises il mettait de l’eau pour qu’elles s’éteignent. Enfin, il a tapé sur une barre chauffée et il a commencé à former un couteau.

Puis, nous sommes allées dans une cave où il y avait plein de machines. La guide nous a montré toute les machines (Un four, un marteau pilon…) La dame a déclenché des bruits et des lumières pour représenter les bruits de l’ancien temps. Les bruits faisaient mal aux oreilles et les machines mal aux mains.

Puis nous sommes allés dans un atelier d’émouleur. C’est une personne dont le métier est de faire briller et nettoyer la lame du couteau.

Pour son travail l’émouleur utilise une planche au-dessus d’une «meule» de pierre.

Ensuite pour travailler la lame du couteau il utilise une tenaille, qu’il fixe avec un coin sur une partie de la lame.

Cependant s’il travaille la lame «seule» elle peut se fragiliser et se casser, il faut donc un instrument en bois avec un manche très large qui s’appuie sur la lame, puis une fois que la lame est terminée elle a encore beaucoup de rayures.

Il doit donc passer la lame à la polisseuse.

Il va donc vers une autre machine, qui est exactement comme la machine précédente sauf « la meule » n’est pas en pierre mais en bois entouré de cuir.

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Le pique nique

Nous sommes arrivés au stade d’athlétisme de Thiers où nous nous sommes installés dans les tribunes pour pique-niquer. Nous avions 1h pour manger. Clémentine Marin a fait goûter aux maîtres sa boisson originaire d’Afrique le "Bisape".

Mis en page par Clémentine Marin, Loona Hainon, Baptiste Combes

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