La pêche électrique

Jeudi 4 mars, nous sommes allés à Mariol assister à une pêche électrique avec 5 techniciens du Conseil Supérieur de la Pêche. Ils nous ont expliqué à quoi servait une pêche électrique. Jetez-vous à l’eau et découvrez un moyen très spécial de pêcher...

La technique

Pour compter les poissons dans une rivière, il faut les tétaniser avec de l’électricité. Le garde-pêche met une batterie sur son dos et il a une électrode à la main. Elle sert à étourdir les poissons pour qu’ils remontent à la surface en nage forcée.Ses collègues, eux, ont une épuisette pour récupérer les poissons, et l’un d’entre eux porte un seau pour garder les poissons.

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Le matériel

On appelle cela un "martin pêcheur". Il est constitué d’une batterie sur le dos branchée à un fil. Il y a un manche avec un cercle métallique pour tétaniser les poissons. Derrière, il y a deux hommes avec une épuisette et un seau. Lorsqu’ils pêchent des poissons de différentes dimensions, ils utilisent du matériel pour mesurer les poissons. Il est fait en bois avec une règle qui était vissée dessus. Il y avait des bacs pour conserver les poissons. Dans le ruisseau il y avait des bacs avec des trous pour laisser les poissons dans leur habitat.

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Les poissons pêchés

Ce matin nous avons pêché différents poissons (la loche, le goujon, le vairon, la truite). Nous n’avons pas pris de chabot. Ensuite nous les avons étudiés, c’est à dire : les mesurer, calculer leur âge et les compter. Pour calculer leur âge il faut prendre une écaille de poisson et compter le nombre de traits et tout ça à la loupe. Il y avait deux truites qui mesuraient 21 et 22 cm sur 58 truites. Une dizaine de loches, de goujons et de vairons. Il y a deux catégories de rivières. La première est celle des salmonidés. La deuxième est celle des poissons blancs.Il y a des truites de différentes couleurs selon où elles sont exposées (au soleil ou dans l’obscurité de leur caverne). Les gardes de pêche inscrivaient le nombre et la taille sur un histogramme.

Les invertébrés

Un biologiste nous a fait étudier les invertébrés. Il est allé dans l’eau pour nous montrer comment pêcher avec un échantillonneur (boîte ayant un filet). Le principe était de ramasser les cailloux sur le fond de la rivière et de faire tomber les insectes qui étaient sur les cailloux pour que le courent les piège au fond du filet. Il a posé les insectes piégés, sur une table, et nous les a présentés. Il avait : une sangsue et des tricoptères de plusieurs espèces.Ensuite, il nous a montré sa collection d’insectes. Certains insectes indiquent la qualité de l’eau suivant le nombre : la sangsue préfère les endroits sales, les plécoptères indiquent que l’eau est propre... Les insectes trouvés dans le Darot indique que l’eau est propre.

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La qualité de l’ eau

Il y a quatre paramètres pour voir si l’eau est de bonne qualité : l’oxygène : Le garde de pêche a pris un flacon et a mis l’eau de la rivière sans faire de bulle. Il a mis 5 gouttes de produit chimique dedans. Il a secoué l’eau et a attendu 5 minutes, le temps que l’eau devienne orange. Il a versé le produit dans un petit pot et versé un deuxième produit dans le pot. L’eau a changé de couleur. Elle est devenue noire. Avec la pipette, il a versé 10 gouttes de produit chimique et a secoué le flacon, l’eau est redevenue claire. Quand il y a plus d’ oxygène dans l’eau c’est meilleur pour les poissons. Dans le Darot, il y a 12 milligrammes d’oxygène par litre.

La température : il a mis dans l’ eau de la rivière, un thermomètre spécial ultra sensible. L’eau du Darot était de 7°C et celle de l’Allier de 7,5°C.

- L’acidité de l’eau : le garde-pêche a mis de l’eau dans une boite où il y avait des cases de différentes couleurs. Après, il a versé un produit dans la boîte et a secoué et attendu 5 minutes pour que l’eau change de couleur. L’ eau de l’Allier était de PH 7 comme celle du Darot. C’est bon.

- La conductivité de l’eau : le garde a mis dans l’eau un appareil spécial qui mesure la conductivité c’est à dire la quantité de sels minéraux dans l’eau.

L’eau de l’Allier était à 180 et celle du Darot à 110. Ce qui montre que l’eau du Darot est plus propre que celle de l’Allier.

La pêche de l’après-midi

En début d’après-midi nous sommes allés analyser l’eau de l’Allier et regarder quelles sortes de poissons y vivaient. L’Allier fait partie de la 2ème catégorie. La 2ème catégorie est composée de poissons blancs et de carnassiers. Les gardes ont de nouveau fait une pêche électrique. Ils ont pêché : des vairons, des chevaines, des hotus, des gardons, des pseudo-chasboras, des bouvières. La bouvière est une espèce protégée, qui pond ses oeufs dans des moules par un tuyau et le mâle vient les féconder.

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