le château d’Ainay-le-Vieil

Après notre promenade en forêt de Tronçais, nous avons repris le car pour nous rendre au château d’Ainay-le-Vieil. Là, nous avons pique-niqué sur la pelouse. Après mangé, nous nous sommes promenés dans la roseraie puis nous avons fait le tour du château en attendant l’heure de la visite.

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Deux guides sont arrivées et nous avons été séparés en deux groupes : la classe de Mme Brillaud d’une part et notre classe d’autre part avec quelques enfants de la Clis dans chaque groupe.

Les élèves de Mme Brillaud ont commencé la visite pendant que nous sommes allés acheter des souvenirs du château.

Nos achats terminés, notre guide nous a rassemblés sur le pont en pierre qui a remplacé le pont-levis. Elle nous a expliqué que ce château avait plus de 700 ans, qu’il était privé et habité par la même famille depuis 500 ans.

A l’origine, il y avait des terres tout autour, travaillées par des paysans qui venaient se réfugier, en cas d’attaques, à l’endroit où nous avons pique-niqué. Cette partie, appelée basse cour, était protégée par un mur d’enceinte qui faisait tout le tour du château. La cour intérieure porte le nom de haute cour.

Il n’était pas facile d’y entrer car les systèmes de sécurité étaient très nombreux :

- les douves : fossé d’eau qui entoure le château

- le pont-levis

- la herse: grille en fer

- les meurtrières : fentes verticales très étroites (une devant et une derrière la herse, de chaque côté de l’entrée) par lesquelles on tirait des flèches.

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les meurtrières

 

 

fentes verticales très étroites (une devant et une derrière la herse, de chaque côté de l’entrée) par lesquelles on tirait des flèches.

- les assommoirs : fentes rectangulaires au-dessus de l’entrée, de chaque côté de la herse qui servaient à jeter des pierres sur les ennemis.

Au-dessus de l’entrée, se trouve une ligne de pierres, les corbeaux qui servaient à poser des planches pour faire un pont. Les soldats se mettaient dessus pour lancer des pierres et des flèches sur les ennemis.

Aprés avoir évité tous ces pièges, nous sommes montés dans le corp de garde par un petit escalier en colimaçon très raide et très étroit pour que les soldats montent un par un. En haut de l’escalier, des marches en bois remplaçaient celles en pierre. Si les ennemis arrivaient à passer malgré tous les systèmes de sécurité de l’entrée, on enlevait ces marches en bois pour les empêcher de monter plus haut.

Dans cette pièce, se trouve une grande cheminée qui servait à faire chauffer de l’eau que l’on versait sur les ennemis en enlevant des planches de bois qui bouchaient les fentes des assommoirs.

Ensuite nous avons fait le tour du château par le chemin de ronde (petit chemin qui permet de surveiller les alentours). Au début, du côté gauche, il y avait les remparts faits de créneaux (les creux pour tirer sur les ennemis) et de merlons (les bosses pour se protéger) et du côté droit un toit d’ardoises très pointu. Nous sommes arrivés dans la 1ère tour reconstruite au XIX siècle : les murs sont moins épais que ceux d’origine, le toit est très haut et très pointu.

On a repris le chemin de ronde. Il fallait marcher à gauche, du côté des créneaux, car il y avait le vide à droite. Nous sommes rentrés dans la 2ème tour qui, elle, était d’origine. Les murs étaient très épais, le toit moins pointu. Il y avait des meurtrières. Dans les murs se trouvaient de grandes niches qui servaient à garder des armes et de provisions.

Pour entrer dans la 3ème tour, il fallait monter quelques marches. Pour faire le tour du château il fallait utiliser le chemin de ronde et aller de tour en tour. Ces marches ralentissaient les ennemis au cas où ils auraient pu arriver jusque là. Les réserves d’armes avaient été ouvertes vers l’extérieur quand les armes ont évoluées. Ces grandes ouvertures se fermaient par des volets en bois qui basculaient vers l’extérieur et se refermaient tout seuls : les sabords (on retrouve ce genre de fermetures sur les bateaux qui possédaient des canons).

Une partie du château a été détruite: le donjon. Il se trouvait au centre de la haute cour. Il ne reste que le puits qui alimentait les habitants en eau.

Le donjon était habité par le seigneur. C’était le dernier endroit où se réfugier en cas d’attaque. On ne pouvait y entrer que par des échelles ou une passerelle qui partait du chemin de ronde.

La dernière tour a été transformée à la fin du XV, début du XVI siècle pour devenir le logis de la famille.

05310021.jpg (23291 octets) Au dessus de la porte d’entrée se trouve le blason de la famille

- un lion (pour le seigneur) entouré de 5 poissons de rivières (les chevennes)

- les initiales CB (Chevenon de Bigny)

La sculpture du blason est tenue par 2 sirènes représentant la légende de la fée Mélusine (il faut tenir ses promesses)

Au-dessus du blason se trouvent :

- un heaume de chevalier

- un chien représentant la fidélité

- un lys rappelant le Roi

- la Vierge pour l’obéissance à Dieu

Une devise est écrite en latin et signifie: Le courage ennoblit et exhalte les hommes .

Sur le toit, un dragon ailé sert de girouette. Des gargouilles sont sculptées au niveau de la galerie.

Notre guide nous a ensuite fait rentrer dans la plus belle pièce du logis : un salon avec de nombreux meubles vieux de 150 ans, des tableaux représentant des ancêtres de la famille ainsi qu’un portrait de Colbert, des souvenirs de Marie-Antoinette et de Napoléon. Une très grande cheminée occupe presque tout un mur de la pièce. Elle a été sculptée pour flatter le roi Louis XII qui était venu en visite.

Au milieu de la cheminée se trouve un L pour Louis et un A pour Anne de Bretagne, sa deuxième femme. Au-dessus, on voit un personnage sortant de la gueule d’un monstre qui ressemble à un serpent. Cela rappelle une légende Celte à propos de la naissance de l’être humain.

Au fond du salon, à droite, on entre dans une petite chapelle privée. Le plafond et les murs sont recouverts de peintures représentant des scènes religieuses ainsi que les habitants du château de l’époque. Des vitraux de la Vierge et du Christ éclairent cette chapelle.

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